7. Guyane, part 2.

Posté le 3 février 2017

Lundi matin, Laeti doit s’envoler pour retourner au boulot, nous décidons d’aller la rejoindre à Grand Santi pour le week end…En attendant, nous volons vers Saül, village isolé en pleine jungle, au centre de la Guyane.  Le vol est magnifique, de la foret à perte de vue pendant 45 minutes.

 

Vues davion
Album : Vues d'avion

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A l’atterrissage, nous frôlons des ailes les grand arbres bordant la piste de latérite rouge. Nous voici au coeur de l’Amazonie, Saül, taux d’humidité 99%, Nombre d’habitants 70, une église, un dispensaire, une école primaire, une mairie, une gendarmerie. Pour se déplacer, bottes en caoutchouc obligatoires ! Ici quand il pleut c’est la gadoue! Mais une gadoue qui colle tellement qu’on finit avec 10 cm de plus (et 1kg) sous chaque pied!

 

Village
Album : Village

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A l’arrivée, 2 gendarmes informent les rares touristes (nous deux) : avant chaque départ en randonnée, prévenir la gendarmerie de l’itinéraire !! Le village se trouve dans le parc national amazonien et les rangers ont ouverts quelques boucles de rando! Mieux vaut ne pas se perdre, une nuit en pleine jungle peut être fatale pour les novices que nous sommes…. et le jaguar vit ici !!!
Nous trouvons à nous loger en carbet, une terrasse en bois sur pilotis, avec un toit mais sans murs… Nous installons nos hamacs moustiquaire… et voila ! Nous sommes à la lisière du village, aux abords de la foret primaire, le soir les singes écureuil (Saïmiri) viennent se rassasier dans les arbres tout proches, le matin nous nous réveillons avec les cris rauques des singes hurleurs…

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Notre première balade nous mène au belvédère, 1,8 km pour 2h de marche annoncée… nous en mettrons 4… nous cherchons insectes, reptiles, grenouilles….bref, on est pas là pour courir! Au vu de nos performances, nous renonçons aux grandes boucles de 10 et 14 km…

 

Bestioles
Album : Bestioles

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Le second jour, nous ne quittons pas nos hamacs!!! Une pluie torrentielle sans interruption jusqu’a 18h ! Kami, le propriétaire du lieu, nous invite à l’apéro… Biologiste ayant travailler à l’ouverture du parc et vivant là depuis 20 ans, nous nous repaissons de  ses histoires de jaguar et autres animaux tout en sirotant des ti punch…A 20h, nous partons un peu éméchées à travers les sentiers boueux afin de nous rendre au resto!!!

Nous passons 4 jours à nous balader dans cette nature extravagante, aux arbres gigantesques, nous dégotons quelques belles chenilles, grenouilles, mais au final nous n’avons pas eu la chance de voir tant d’animaux!!! Par contre, en dormant à l’air libre, nous en avons entendu beaucoup…

 

balades
Album : balades

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Nous quittons Saül par les airs, pour nous rendre à Grand Santi, village noir-marron sur le fleuve Maroni. A mi chemin entre Saint laurent et Maripasoula, le village est accessible par voie fluviale ou aérienne !!!  Les habitants du fleuves se repartissent en plusieurs ethnies: Ndjuka, Saramaka, Aluku… regroupés sous le nom de Bushinenge ou Noir-marrons.( peuples descendant d’esclaves noirs s’étant révoltés et enfuis du Suriname avant l’abolition de l’esclavage)

 

Enfants Bushinenge
Album : Enfants Bushinenge

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Nous sommes heureuses de retrouver notre amie, et de visiter son lieu de vie. Une jolie petite case en bois sur piloti entourée d’arbres fruitiers. A quelques pas, les bords du Maroni, frontière avec le Suriname.

 

Case à Laeti et bord du Maroni
Album : Case à Laeti et bord du Maroni

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Le village est charmant, maisons en bois colorées, petites allées bordées de cocotiers, un petit air d’Afrique…

 

Grand santi
Album : Grand santi

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Malheureusement durant notre séjour, une collègue à Laeti a été agressée chez elle. De ce fait, nous avons assisté aux réunions (informelles) des profs, organisant et discutant des actions à mener afin d’inciter les autorités à garantir la sécurité aux habitants de Grand santi.
Le week end se terminant, nous regagnons Cayenne afin de poursuivre notre voyage, vers le Brésil.

La Guyane nous laisse des impressions et ressentis très ambivalents. Un territoire plein de potentiel, une diversité culturelle, une nature époustouflante et pourtant un malaise persiste. Par exemple, ou vit Laetitia, nous voyons bien l’échec de la République à vouloir imposer un programme scolaire identique à tous ces administrés. Sur le fleuve Maroni, les enflant ne sont pas francophones, ils parlent leur langue depuis des siecles. Les programmes scolaires nient totalement leur identité culturelle et les méthodes d’apprentissage y sont inadaptées… On a le sentiment que ces gens ne comptent pas, que c’est pas bien grave s’ils ne sont pas « éduqués », au contraire c’est un moyen pour qu’ils la ferment… Bref, y a tant à dire… la santé et l’état insalubre de l’hôpital de Cayenne où les professionnels doivent acheter leurs gants pour bosser… l’orpaillage clandestin et les soi disant missions Anaconda …

Un commentaire pour « 7. Guyane, part 2. »

  1.  
    Corinne
    6 février 2017 | 12 h 25 min
     

    …magnifique ! et très varié !…une belle moisson !

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